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A la mémoire de Raymond Lépouse allias « Sam ».

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A la mémoire de Raymond Lépouse allias « Sam »

point  [article]
Lépouse Raymond dit « Sam » de Liège. Volontaire du Commando d’Arthur qui se précipita du 2e étage de la Kommandantur de Liège

Les enfants des écoles arrivent. (collection Derwa)

Le chevalier Jean de Thier, directeur de la Meuse, remet le mémorial à Monsieur Gruselin. (collection Derwa)

Discours du Bourgmestre Gruselin. A sa droite la mère et la sœur de Raymond Lépouse. (collection Derwa)

Le commandant Dardenne, au nom du lieutenant-général Pire, lit la citation de Raymond Lépouse à l’ordre du jour de l’A.S. et remet à sa maman le diplôme d’honneur attestant de son héroïque conduite. (collection Derwa)

Monsieur Gruselin remet, à Madame Lépouse, la médaille de la Libération. (collection Derwa)

Recueillement. (collection Derwa)

Les clairons. (collection Derwa)

Le salut des officiers pendant la sonnerie « Aux Champs ». (collection Derwa)

Inauguration du Mémorial Raymond Lépouse. (collection Derwa)

Le Mémorial, Raymond Lépouse, fleurit. (collection Derwa)

Raymond Lépouse dit « Sam »[1]

Héros de la Résistance

        Arthur ne compte que des durs parmi ses hommes. Pour eux, malgré les menaces d'anéantissement que la rage de l'ennemi fait peser sur leur groupe, le complexe d'infériorité n'existe pas. L'exemple du chef, la discipline qui règne dans leurs rangs, l'esprit de camaraderie qui les unit, leur confèrent un extraordinaire mordant dans l'action. Les hommes d'Arthur tiennent le coup dans les situations les plus critiques. Armés, ils se défendent jusqu'à la mort. Pris sans armes au cours de missions, ils se laissent martyriser plutôt que de révéler les secrets de leur organisation. L'un d'eux, Alfred Hagelstein de Gemmenich (mort en captivité) a été arrêté alors qu'il se trouvait  dans l'impossibilité de se défendre. Conduit à la Feldgendarmerie de Waremme, il assomme son gardien et tente de s'évader, malheureusement un autre garde-chiourme lui tire quatre balles dans le dos. Il est transporté à l'hôpital St-Laurent, où Arthur risque le tout pour le tout en vue de le délivrer. Hélas ! l'audacieux coup de main échoue et le chef lui-même essuie le feu de la garde.

       Un autre, Cancelliez, fut blessé également au cours d'une évasion. De même que Guillaume Quaedvlieg de Plombières qui, surpris sans armes à Bovenistier, n'hésita pas à fausser compagnie aux deux feldgendarmes qui l'avaient arrêté et qui le mitraillèrent presque à bout portant. Blessé, torturé pendant des mois, il endura stoïquement tous les sévices et ne lâcha pas un mot qui pût compromettre la sécurité de son chef et de ses camarades. Revenu de Buchenwald dans un état piteux (il pesait encore 30 kilos !), il déclara : « Je suis heureux malgré tout, parce que j'ai la certitude d'avoir bien tenu le coup et de ne pas avoir faibli un seul instant. »

       On connaît l'émouvante histoire de Raymond Lépouse dit « Sam » qui, plutôt que de livrer les secrets du groupe à l'ennemi, se précipita du 2ème étage de la Kommandantur et vint s'écraser sur le pavé.

       Que de récits dramatiques dans les multiples rapports qui constituent les archives du groupe Zoro !  Voici un court passage de l'un d'eux, pris au hasard et daté du 22 août 1944 : « C'est à ce moment que déboucha du haut de la rue un boche, puis un second et enfin une dizaine. Il ne me restait qu'une chose à faire : me sauver. Je savais que cela correspondait à un vrai suicide, car ils étaient à trop courte distance, mais je préférais la mort plutôt que de me laisser prendre vivant. Ils étaient à vélo et comme je l'avais prévu, ils commencèrent à tirer. Je courais en zig-zag. En me retournant j'en vois un qui s'était agenouillé et qui me visait. Je croyais que j'allais tomber comme un chien, mais par une chance inouïe, il me rate et la balle s'écrase contre le mur de chez Pasquet. Il y a là un tournant : je fais comme si j'étais blessé et, arrivé au tournant, je me mets à courir de plus belle. J'entre de suite chez ma sœur et je me cache dans l'écurie, d'où je pouvais monter dans la grange. Peu de temps après, un boche s'amène et se met à chercher. Ma sœur lui demande ce qu'il cherche. « Un bandit blessé », répond-il. Ma sœur qui a gardé tout son carme lui dit qu'elle n'a rien vu et l'individu s'en va. Je l'avais échappé belle. »

Ce dimanche 25 novembre 1945 sous un ciel gris, la Cité Ardente a inauguré le Mémorial Raymond Lépouse.

Ce mémorial sera vandalisé au mois de janvier 2011 par des ferrailleurs sans civisme aucun.

Vandalisme, Place Saint Lambert à Liège

Ce 14 janvier 2011, j’ai reçu un article paru dans le journal « La Meuse »



Le monument avant l’acte de vandalisme. (Photo du site du C.L.H.A.M.)

 

 



[1] Cœurs des Belges, Organe de la Résistance fondé sous l’occupation allemande. N° 13 du 1er juillet 1946



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