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Jules Goffin.

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JULES GOFFIN[1]

de Fouron-le-Comte

Fusillé à Utrecht le 9 octobre 1943

       Né à Noville-les-Bois, le 31 mars 1897, Jules Goffin est encore élève aux humanités en 1914. Lorsque les services de renseignements s'organisent, il en fait partie dès 1915 et déploie, malgré son jeune âge, une activité aussi grande qu'intelligente.


       En 1918, venant à un rendez-vous au « Phare » à Liège, il s'y voit arrêté par la Police Militaire allemande qui a pisté et suivi le compagnon de lutte que Goffin devait y rencontrer. Après un emprisonnement de plusieurs mois, la victoire alliée lui rend la liberté.

       Fin 1940, c'est au même café du « Phare » à Liège qu'il prend service à « Cleveland » devenu plus tard « Clarence ».

       A l'agent du service qui l'engage et le charge d'organiser le réseau du service s'étendant le long de la frontière hollandaise de la Meuse à Montzen, au nord, et une zone comprenant la région d'Aubel, Visé, Clermont, etc., il rappelle que dans ce même local il fut cueilli en 1918. Et en riant, ajoute : « J'espère être plus heureux cette fois-ci ».

       Le docteur Goffin commence à produire aussitôt. Rien ne se passe dans la région qui est affectée à sa surveillance, qui ne soit renseigné dans les bulletins hebdomadaires. C'est avec un intérêt tout spécial qu'au dépouillement, au classement et à la coordination des renseignements, on prend connaissance des renseignements du groupe « Marat » (c'est le nom de guerre de Goffin!). Il a d'ailleurs su s'entourer de collaborateurs habiles et dévoués. Il use largement de l'initiative laissée aux chefs de groupe, exécute l'esprit des directives qu'il reçoit et ne se contente pas de la lettre de celles-ci. Bientôt aussi il passe la frontière jusqu'à Maëstricht d'une part, en Allemagne d'autre part. Son agent de Maëstricht, employé de chemin de fer, est d'une audace rare et complète par des précisions remarquables les renseignements qu'il fournit sur le trafic ferroviaire.

       Ame généreuse, le docteur Goffin ne sent son besoin de servir satisfait que le jour où à côté de l'ingrat service de renseignements – dont le rendement n'apparaît généralement pas ! – il fait le maillon d'une chaîne organisée pour le rapatriement des prisonniers et des aviateurs.

       Une telle organisation comporte par elle-même, à ce point des dangers, que bien peu d'entre-elles n'ont subi des désastres totaux.

       C'est ce qui arriva au groupe dont le docteur Goffin était un des plus grands animateurs et un des chaînons les plus dangereux.

       Un traître s'étant glissé dans l'organisation, parvint à en connaître le détail, fut le témoin de l'activité de celle-ci, dépista non seulement la ligne de rapatriement, mais le groupe du Service de Renseignements et en fit arrêter en même temps à peu près tous les membres.

       Le docteur Goffin et ses compagnons arrachés de chez eux le 15 octobre 1942, furent incarcérés en Hollande, la tête de ligne du service de rapatriement se trouvant dans ce pays.

       Malgré les interrogatoires serrés et la brutalité des moyens de pression utilisés par les policiers allemands, le docteur Goffin qui seul connaissait l'échelon supérieur de son service de renseignements, ne dévoila absolument rien.

       En même temps que lui, leur chef, plusieurs de ses compagnons de lutte furent exécutés à Utrecht, après les souffrances d'une longue captivité, le 9 octobre 1943.



[1] Cœurs Belges du 1er avril 1948.



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